Somchay – Cérémonies
LIVERPOOL, ITALIE et FRANCE

LIVERPOOL

CLAUDIA :

Il y a presque une quarantaine d’années, j’ai connu et apprécié Somchay à l’occasion d’une formation aux Elixirs Floraux (Laboratoire PHI – Andreas KORTE). Naissance d’une complicité, une de ces connivences qui imprègnent toute une vie. L’accueil chaleureux de Martine m’a permis de les aimer tous les deux dans une lumineuse amitié.

Tout au long de son cheminement dans l’incarnation, notre Cher Somchay a développé et approfondi sa vie d’essence spirituelle. Sa personnalité, ses engagements et toute son action en étaient imprégnés.
Pendant tout son parcours terrestre, Somchay a vécu fidèlement et pleinement son allégeance à sa foi bouddhiste.
Parallèlement, Somchay s’était ouvert aux mystères de la chrétienté, ce qui était montré depuis longtemps par ce Christ en Croix (Oeuvre de Salvador DALI) bien présent dans son Cabinet médical.

Dans la chrétienté, Somchay fut particulièrement touché par la douceur qui émane de Marie Mère de Dieu. Progressivement, la Vierge Marie était devenue pour lui un accompagnement, une aide et une pleine confiance.
Somchay vouait une profonde ferveur à Marie.

Dès lors, c’est cette vénération qui l’a conduit à demander à recevoir le baptême catholique.
Pour Pâques du 31 mars 2018, Somchay était heureux de recevoir les Sacrements qui inscrivait sa foi dans une profondeur vécue, en présence de Martine, de quelques-uns de sa famille et d’amis proches. Il avait choisi François  Marie pour nom de baptême.

Les murs qui séparent les religions ne montent pas jusqu’au Ciel.
Somchay vivait les deux religions dans l’élévation et dans l’Amour, les rendant conjointement expression de l’Ineffable.

J’avais à cœur de témoigner de cette complétude harmonieuse de la personnalité de Somchay, en ce temps de son passage vers cet au-delà où tout nous conduit.

Gabriel GARCIA MARQUEZ écrit « La mort ne vient qu’avec l’oubli »,
Notre précieux ami Somchay reste Présent avec nous tous qui continuons à l’aimer, au-delà du temps et de l’Espace.

FRANCE

Jeudi 11 Décembre 2025  – Église de Gardanne

Samedi 13 Décembre 2025  – Château de la Saurine

Dimanche 14 Décembre 2025 – Château de la Saurine

Lundi 15 Décembre 2025 – Crématorium d’Aix-Les-Milles

LESLIE :

Bonjour à vous tous,

Je prends la parole aujourd’hui avec une immense émotion, en tant que fille aînée de mon papa bien-aimé. Nous sommes unis dans la douleur, certes, mais je sais également et surtout que nous sommes unis par l’amour infini qu’il nous portait à tous.

Papa a été un pilier. Un repère solide, rassurant, indéfectible. Un soutien sans faille sur lequel nous savions pouvoir nous appuyer, quoi qu’il arrive. Il insufflait une foi profonde dans ses paroles, une conviction si forte qu’elles devenaient des promesses gravées à jamais dans nos cœurs.

Combien de fois m’a-t-il dit : « Je serai toujours là pour toi », ou encore : « Où que tu sois, je viendrai, même de l’autre bout du monde ». Et je le croyais sans hésiter, parce que papa ne promettait pas à la légère. Il se donnait les moyens de tenir parole.

Papa était un homme très investi dans son métier. Ses journées étaient longues, souvent tardives, rythmées par ses patients auxquels il se dévouait pleinement.

Quand on me demandait quels étaient ses horaires, je répondais naïvement : 22 heures. Parce qu’il lui arrivait réellement de rentrer vers ces heures-là. Et même lorsqu’il était enfin à la maison, il répondait encore au téléphone, tardivement, toujours présent pour ceux qui avaient besoin de lui. Et de nos jours, vous savez combien il était présent et attentif, toujours avec un mot rassurant, bienveillant, une prescription éclairée, sur WhatsApp ou sur Facebook.

Avec le recul, je réalise quelque chose d’essentiel : si je répondais cela avec autant de simplicité, c’est parce que je n’ai jamais ressenti de manque affectif. Jamais. Papa était là.

Il était là pour raconter une histoire au moment du coucher. C’est lui qui m’a donné le goût des contes d’Hans Christian Andersen. Il était là pour chanter une berceuse, pour apaiser, rassurer, aimer. Il ne se passait pas un jour sans qu’il dise « Je t’aime. » Malgré la fatigue, malgré les heures consacrées aux patients.

Jamais, il ne nous a fait sentir que nous passions après. Il avait ce don rare : celui de faire sentir à chacun qu’il était unique et profondément aimé., écouté, soutenu (et même grondé ! « Qui aime bien châtie bien, après tout »). Nous ne sommes pas parfaits, mais pouvons évoluer, apprendre, tendre vers…

Papa était aussi profondément tourné vers la famille. Elle était son socle, sa boussole, son ancrage le plus intime. 

Selon la culture lao communautaire qui l’a façonné, papa respectait profondément ses aînés. Il a été un fils dévoué, admiratif de l’œuvre de son père, aimant et attentif envers sa mère. Avec ses frères et sœurs, il partageait des liens indéfectibles, faits de souvenirs, de respect et de complicité.

Sa vie au Laos, il nous en parlait souvent. Celle d’un petit frère espiègle, qui courait après ses grands frères qui partaient nager dans le Mékong. Petit garçon déjà attiré par la spiritualité, il traversait la rue pour aller au Wat Sithane, juste en face, fasciné par les Bouddhas. Il en rapportait parfois à la maison, sous le regard bienveillant des bonzes, qui savaient qu’il les ramènerait ensuite.

Puis il est devenu grand frère : protecteur, parfois moralisateur, mais toujours guidé par l’amour et le sens des responsabilités.

Sa vie en France a commencé très tôt, dès l’âge de six ans. Elle a été marquée par celle que nous appelions tous « mamie », la gouvernante tant aimée et respectée, qui menait avec autorité et tendresse cette joyeuse troupe d’enfants laos, au 20 avenue de la Violette. À chaque Toussaint, il fleurit sa tombe sans faille.

Papa avait aussi une soif profonde de partager ses connaissances et sa sagesse. Il avait tant à transmettre, tant à offrir de ce qu’il avait appris et compris au fil de sa vie.

Avec ses petits-enfants chéris, il aimait expliquer, raconter, éveiller la curiosité, semer des graines de sens. Il prenait le temps de transmettre, avec douceur et patience.

Il en était de même avec tous ses étudiants, à qui il ne transmettait pas seulement un savoir, mais aussi une sagesse, une trace, des valeurs, une façon d’être au monde.

À travers les nouvelles générations, papa cherchait à faire vivre ce qui l’animait profondément : le respect, l’engagement, la bienveillance et l’amour du lien humain.

Papa était un homme de cœur. C’est dans son prénom ! « Chay », c’est le cœur… Un homme qui donnait sans mesure. Un homme qui aimait sans conditions. Il n’était qu’amour pour tous.

Aujourd’hui, son absence est immense, mais son amour, lui, ne nous quittera jamais. Il continue de vivre dans ce qu’il nous a transmis : la force, la générosité, la fidélité, et cette certitude rassurante qu’il sera toujours là pour nous, autrement, mais pour toujours.

Papa, merci pour tout ce que tu as été. Merci pour ton amour, ta présence, ta lumière.

Je t’aime.

MARTINE :

Somchay…  Merci pour tout l’amour, toute la bienveillance, toute la lumière que tu as semés autour de toi. 

Merci aussi à vous tous qui êtes ici aujourd’hui…  amis, collègues, patients, famille… 

Merci pour votre présence, vos prières, vos messages, vos témoignages d’affection et de soutien. 

Tu aurais été profondément ému par tout cet amour…  comme moi je le suis aujourd’hui. 

Tu as toujours fait de ton mieux…  pour tes patients, pour tes proches, pour chacun de nous. 

Et quand on te demandait comment tu allais, tu répondais presque toujours, avec ton petit sourire :  «Tout va bien »… ou « Je vais mieux ». 

C’était ta manière à toi de rassurer, de protéger les autres, même dans les moments les plus difficiles. 

Dans cette vie-ci, tu as été un grand visionnaire.  Un passionné de psychanalyse et d’homéopathie, que tu as défendue avec force et conviction.  Un homme indépendant, libre, profondément humain, toujours prêt à écouter, à aider, à transmettre. 

L’éveil des consciences que tu as suscité auprès des personnes qui t’ont approché, demeurera, se perpétuera, se propagera.

C’est cela l’héritage que tu laisses … et ton père t’est éternellement reconnaissant de ce que tu as réalisé, accompli.

 

Tu avais mille projets, tous tournés vers le soin et l’accompagnement. Reprendre des cours d’homéopathie, te rendre au Laos, en Italie… Bref, te rendre utile partout où tu le pouvais.

Au fil des années, ta vie spirituelle a pris une place de plus en plus grande dans ton cœur.
Un jour, ta maman, t’a dit en médiumnité : « Mon fils, tu soigneras avec la Lumière. »

Et c’est ce que tu as fait… avec foi, avec courage, avec droiture, avec amour, souvent à contre-courant, mais sans jamais renoncer à ce que tu sentais juste.

Tu m’as souvent parlé de ton rêve le plus cher : te retirer dans la prière, entrer définitivement dans la vie monastique, au Laos ou plus récemment vers un « autre ailleurs ».

Ce qui est sûr, c’est qu’à présent, libéré de ton corps de souffrances, tu entres dans ton corps de lumière.

Et de là où tu es, je sais que tu continueras à aider, à accompagner, à guider.

Ensemble, nous avons été un couple très fusionnel, une équipe forte, soudée, unis dans le cœur et dans l’esprit.

Tu resteras à jamais présent dans tout ce que j’entreprendrai, dans tout ce que nous avons construit ensemble.

Alors, de là où tu es… Continue à nous éclairer de ta Lumière et à nous instruire. !

et surtout ne t’inquiète pas pour nous Somchay… « Ici, tout va bien » !

À bientôt Somchay … Je t’aime …